PETITE ENFANCE
COMMENT REAGIR FACE A LA COLERE ?

Il est toujours difficile de conseiller ou d’orienter hors des contextes précis que peuvent vivre les parents. Cet article a uniquement pour but de partager le résultat de réflexions de parents d’enfant difficile, appuyé des conseils de psychologues et pédopsychiatre.

La colère de l’enfant est un moyen d’exprimer sa frustration. Il est normal pour l’enfant de l’exprimer. Mais, il est également critique de lui apprendre à exprimer cette colère de façon contenue, en respectant son entourage (personnes et matériel).

Quelle que soit l’origine de la crise de colère, il est illusoire de croire que l’enfant peut être raisonné pendant la crise. Isoler l’enfant est un moyen d’éviter les débordements: jet d’objet ou violence envers l’autre par exemple.

  1. Communiquer                 

    Avertir l’enfant qu’il va être isolé dès que la crise commence et lorsque cela est possible le risque encouru à persister dans la crise (exemple, crise lors d’un jeu: le jeu sera définitivement interrompu, crise pour un jouet: le jouet sera retiré).
    Dans l’absolu, il est nécessaire de ne pas laisser s’installer la situation de crise. L’entourage de l’enfant n’a pas à subir la crise. Et, on se rend compte souvent, que sans « spectateur », l’enfant perd rapidement l’envie de « se donner en spectacle », mais également comprend que la crise n’a plus d’utilité puisque qu’elle n’a plus d’impact sur son environnement.
    Dans le cadre familial, il est possible d’ignorer la crise, tant que l’enfant ne montre pas de violence, mais cette solution ne peut être appliquée facilement dans un environnement extérieur par respect pour l’entourage, et, de ce fait, ne peut être conseillée (ex: les clients d’un magasin n’ont pas à subir la crise de votre enfant).

  2. L’isolement                 

    Si la crise persiste, l’enfant est placé dans un endroit où il sera seul, par exemple, sa chambre. De ce fait, il est incité à se calmer seul et pourra décider de sortir de son isolement lorsque la colère sera passée. L’isolement ne doit pas être vécu comme une punition, mais comme un moyen de respecter l’entourage, tout en acceptant la frustration de l’enfant. En isolant l’enfant, l’adulte aide avant tout à canaliser cette colère. L’adulte peut exprimer sa gêne de voir l’enfant faire une colère mais ne doit pas être acteur de cette colère, en répliquant lui-même par la colère (situation stérile).

  3. Le retour au calme                 

    La colère passée, il est important de parler de la crise et de permettre à l’enfant d’exprimer l’origine de sa colère, ce qu’il en attendait et à l’adulte de rappeler pourquoi la colère n’est pas acceptable ainsi que les alternatives possibles à la colère. A travers le dialogue, l’adulte et l’enfant pourront reconstruire ce qu’aurait pu être la situation sans colère, en insistant sur les aspects positifs pour l’enfant.

Pour des colères fréquentes, ou lorsque les colères ne passent pas alors que l’enfant grandit, il est nécessaire de réfléchir de façon plus approfondie à ce que peuvent cacher ces colères.

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