PETITE ENFANCE
COMMENT REAGIR FACE A LA DESOBEISSANCE ?

La désobéissance, l’opposition, et ce dès l’âge de deux ans (un âge « terrible » pour certains connu sous le terme de « terrible two’s » outre mer) sont des moyens pour la plupart des enfants de s’affirmer et de tester l’environnement et ses limites.

Ce passage est souvent obligé mais peut être vécu péniblement par les parents, en fonction du caractère plus ou moins fort de l’enfant (désobéissance systématique ou crises d’opposition fortes).

Alors, comment réagir au mieux à ces comportements, parfois extrêmes dans leur obstination et comment faire face à la période difficile de l’opposition ?

Voici quelques résultats de réflexions de parents d’enfant difficile, appuyés des conseils de psychologues et pédopsychiatre.

  1. Définir soigneusement les interdits incontournables     

    Dans ces périodes d’opposition difficiles, il est nécessaire d’éviter le conflit permanent propice à installer un climat pesant au sein du foyer. C’est dans ce contexte que les parents doivent choisir les interdits incontournables du quotidien, à savoir, les règles de vie qui devront être respectées et cela, indiscutablement. Rapidement, l’enfant doit comprendre qu’aucune action de sa part ne pourra avoir d’influence sur l’application systématique de la règle. Cela demande à l’adulte une constance tant dans le temps qu’au sein des différentes autorités familiales (père, mère, autre).

  2. Gérer la désobéissance devant les « incontournables »     

    L’enfant doit sentir l’adulte absolument intraitable quant à l’application de la règle imposée, à la fois à travers le ton utilisé (assuré, confirmant l’évidence de l’application de la règle), le regard soutenu et la demande parfaitement explicite et concise. Il est nécessaire d’éviter d’entrer dans des explications de justification du pourquoi la règle est imposée et éviter également d’entrer dans une négociation en fermant toute ouverture à cela dans le discours.
    Dans le cas d’une obstination de l’enfant dans le refus, la règle doit être imposée par l’adulte, et ce de façon différente en fonction du contexte (ex: « je ne vais pas au bain », on prend l’enfant dans les bras, fermement mais sans violence, pour le mettre dans la baignoire; « je ne range pas mes jouets », l’enfant ne quitte pas la pièce ou ne sors pas un autre jeu tant que le rangement n’est pas effectué, quelle que soit la durée de l’évènement).
    La difficulté majeure que rencontrent de nombreux parents reste l’application des règles de façon constante dans le temps et au sein du couple. La fatigue, l’impatience, le stress sont autant d’éléments contre lesquels l’adulte devra lutter pour éviter de faillir. La persévérance est un clé majeure de l’éducation.

  3. Gérer la refus avec souplesse     

    En dehors des interdits incontournables, les refus fréquents peuvent être gérés avec davantage de souplesse tout en s’assurant que l’adulte reste maître de la situation. Sans entrer dans une négociation, l’adulte pourra proposer une alternative, qui donnera l’opportunité à l’enfant d’éviter la phase d’affrontement, tout en appliquant la règle imposée (ex: « je ne veux pas me coucher, je joue », « je te laisse encore 5 mns pour finir, puis on y va »). L’adulte s’assurera toujours que l’enfant a compris et accepte l’alternative proposée. En cas de second refus, le rappel de l’engagement de l’enfant permet le plus souvent de mettre fin à la discussion.

 

        

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