ENFANTS, PARENTS EN DETRESSE
QUELLES AIDES, QUELS RECOURS?

Notre enfant semble être en détresse psychologique importante. Pour nous aider à affronter le quotidien et pour l’aider lui à mieux comprendre puis surmonter cette détresse, quelles aides pouvons-nous trouver autour de nous ?
A travers l’expérience de parents et les conseils de professionnels, voici un résumé des approches possibles, qui aideront la famille à retrouver son équilibre.

1. CMP (Centres Médico Psychologique) ET CMPP (Centres Médico Psycho Pédagogique)

Ces centres ont 2 avantages majeurs:
– Ils proposent tous deux une équipe pluri-disciplinaire (fonction de la taille du centre), composée de pédo-psychiatres, psychologues, psychomotriciens, ortophonistes, assistantes sociales et éducateurs spécialisés.
– Avec l’entente préalable, les frais sont directement pris en charge par la sécurité sociale.
L’inconvénient majeur de ces centres est cependant l’attente, parfois longue (plusieurs semaines à plusieurs mois) et fonction du CMP ou CMPP, avant d’obtenir la prise en charge de l’enfant. En fonction de l’urgence, la prise en charge peut parfois être accélérée.

2. Quelles différences entre CMP et CMPP ?

Les CMP sont rattachés à un centre hospitalier. L’accès aux CMP est sectorisé. Ils comportents des structures d’accueil pour adultes et pour enfants et adolescents. La mise en place des CMP est dépendante de la taille de la ville.
Les CMPP, centres privés, généralement structures associatives, sont conventionnés par la Sécurité Sociale. Ce sont des structures destinées à l’accueil des enfants et adoslescents.
Le choix du CMP ou CMPP pourra être fonction de son emplacement et de sa taille (ex: certains CMPP peuvent ne pas avoir d’équipe pluri-disciplinaire complète). 
Cependant, en fonction de la psycho-pathologie de l’enfant, les CMP et CMPP pourront orienter vers une autre structure ou demander un complément de prise en charge par une autre structure.

3. Les difficultés dans le cadre scolaire – L’équipe éducative

En fonction des difficultés de l’enfant, les parents ou l’école pourront être à l’origine d’une demande de prise en charge spécifique de l’enfant dans le cadre scolaire.
La première démarche est la mise en place d’un équipe éducative, qui réunira plusieurs fois dans l’année, instituteur/trice, directeur/trice de l’école, psychologue scolaire, et parents de l’enfant concerné. Ces réunions permettront de définir les besoins spécifiques de l’enfant et de mettre en place éventuellement un suivi de l’enfant à travers par exemple:
– une structure comme le CMP ou CMPP. Dans ce cas, l’assistante sociale rattachée au CMP ou CMPP participera aux équipes éducatives.
– la mise à disposition d’un AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire, généralement à temps partiel) au sein de l’école et dédiée à l’enfant, dans le but d’aider l’enfant à mieux s’intégrer au sein de sa classe et dans le cadre des activités quotidiennes scolaires.
Plus généralement, de nombreuses combinaisons sont possibles pour le suivi psychologiques de l’enfant et seront le résultat de discussions des différentes entités concernées (école, CMP/CMPP, famille…): AVS, hospitalisation de jour (à temps partiel, conjuguée avec une vie scolaire classique ou à temps plein), suivi psychologique par un psychologue, etc.

La clé de la réussite de la thérapie psychologique reste l’adhésion et l’implication des parents dans l’ensemble du processus qui sera mis en place.

4. Autres aides

Des aides peuvent également être trouvées auprès de psychologues et pédo-psychiatres en cabinet libéral. Les tarifs pratiqués peuvent cependant être une contrainte importante. Les consultations de psychologues, excerçant en dehors des structures publiques, ne seront pas remboursées par la sécurité sociale.

Pour rappel, les pédo-psychiatres sont des médecins, pouvant faire un suivi psychologique et également prescrire des médicaments. Les psychologues, titulaire d’un DESS de psychologie, font un suivi psychologique de l’enfant.

BIBLIOTHEQUE:
  

______________________________________________

«
»