RELATION PARENTS-ENFANTS
Justice et égalité au sein de la fratrie

La relation fraternelle est une des relations les plus fragiles au sein de la famille. Elle débute souvent par une difficulté plus ou moins marquée à accepter l’arrivée du plus petit par l’ainé. Les enfants vont ensuite lentement construire ce lien fraternel, que les parents espèrent toujours fort et indestructible avec le temps. C’est dans ce contexte qu’ils tentent de créer un climat, et ce dès le plus jeune âge, de justice, d’équité au sein de la fratrie. Mais, qu’est ce que la justice ou l’équité dans la relation parents-enfants ? Passe t-elle par l’égalité ? Les parents doivent-ils jouer le rôle d’arbitre lorsque suviennent les conflits frère/soeurs ?

1. JUSTICE ET EGALITE
Il est important de ne pas confondre justice / équité et égalité. Il est juste de donner à chaque enfant ce dont il a besoin et il est également critique de s’adapter à sa personnalité. Vouloir répéter pour un autre ce qui a été fait avec l’un par souci d’égalité, c’est ignorer les différences qui existent entre chaque enfant et c’est risquer de ne pas les laisser épanouir leur personnalité au sein de la famille, et donc de potentiellement développer certaines tensions au sein de la fratrie.

2. ARBITRAGE DES CONFLITS FRATERNELS
Il est toujours difficile pour les parents d’interférer directement dans la relation fraternelle. Les enfants, dès leur plus jeune âge, au sein de la fratrie, font des apprentissages primordiaux de tolérance, d’acceptation de l’autre et de ses différences, de patience, desquels il est important que les parents se mettent en retrait.
Cependant, l’interventionnisme s’avère nécessaire lors de conflits importants (avec violence par exemple). Dans ces cas, l’intervention doit être juste et tenir compte du caractère de chacun, en appuyant en particulier sur l’intérêt que les enfants ont à s’entendre plutôt que de maintenir un climat de dispute, et ce, par l’acceptation des différences.

3. FAVORITISME ? ATOMES CROCHUS ?
Les parents expriment parfois leur peur de « favoriser » davantage un enfant (« je fais plus de choses avec lui », « on discute davantage », « nous avons plus souvent des disputes », …etc.). Est-ce de la préférence ? Est-ce normal ? Doit-on s’inquièter ?
En réalité, il est parfaitement naturel de se sentir par période plus « proche » d’un enfant – les parents ne peuvent ignorer leur propre caractère et centres d’intérêts et doivent accepter cette situation sans culpabilité. Ce n’est pas d’amour dont il est question mais d’une entente entre deux personnalités. Une maman de 3 enfants disait, en parlant de sa relation avec son premier enfant: « nous avions beaucoup de mal à nous entendre – nous avions beaucoup de heurts ». L’ amour de ses enfants est évidemment totalement inconditionnel, même si l’entente au quotidien peut être difficile à certaines périodes de l’enfance et de l’adolescence en fonction du caractère de l’enfant et du parent.
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